SPECTACLE -
Le 8 juin au Francofolies, Montréal
Le 13 juillet au la Place d'Youville, Québec
NOUVEAU L'ALBUM
iTUNES: http://itunes.apple.com/ca/album/comment-jai-explose/id520196269
“ COMMENT J’AI EXPLOSÉ “
UN DEUXIÈME ALBUM POUR CHINATOWN
MONTRÉAL, mai 2012 – Trois ans après avoir fait sa marque dans le paysage pop avec l’album « Cité d’or », dont avait été tiré le hit «Apprendre à danser», le quintette montréalais Chinatown ressurgit le 1 mai avec « Comment j’ai explosé », un second album ambitieux, fourni, plus représentatif de la teneur d’un groupe aux capacités musicales et lyriques fortes.
Sans délaisser la pop beatlesque qui a fait le charme de « Cité d’or », Chinatown y garnit son répertoire de détours indie- rock et électroniques illustrant plus fidèlement les préoccupations musicales de ses membres: Félix Dyotte (chant, guitar- es), Pierre-Alain Faucon (chant, claviers), Julien Fargo (guitares, claviers, chœurs), Toby Andris Cayouette (basse, claviers) et Maxime Hébert (batterie).
« Comment j’ai explosé » est une déclaration d’amour aux vieux synthétiseurs analogiques. C’est un clin d’œil à divers contemporains qui nourrissent l’univers du groupe (Blonde Redhead, Gorillaz, Beach House...), mais c’est aussi une profession de foi envers tout ce qui a fait de Chinatown l’unique pourvoyeur de pop-rock érudit qu’il incarne aujourd’hui: la littérature, la poésie, la chanson française, le britpop d’hier à aujourd’hui, le rêve, la romance de même qu’une certaine dissidence bien rock.
Des pièces comme «Vivre les pieds nus», «Tôt ou Tard» et «Culpabilité» illustrent bien son fil conducteur: un sentiment de décalage par rapport à la rigidité de la vie moderne, la quête d’un monde meilleur, fut-elle par la fuite dans l’imaginaire, le refuge dans l’intimité ou la dérision de l’oppresseur. Nées des plumes raffinées de Félix et de Pierre-Alain, les pièces ont cependant reçu un apport accru de leurs camarades, résultant en le travail le plus collectif du groupe à ce jour. Celui-ci prend une tangente épique sur «Les Chats perdus», «Dors» et «Le Serment venimeux», des bouchées volumineuses dépas- sant souvent le cap des cinq minutes, toutes en mouvements et en en thèmes musicaux fignolés, tandis qu’«Adeline», «Le Baron du Château Clark» et «La Vie rêvée» renouent avec le Chinatown de la première heure: accrocheur, concis, droit au but.
Parlant du Chinatown de la première heure, les fans de longue date seront ravis de retrouver «Cassez-moi la tête», un titre qui figure au répertoire live du groupe depuis longtemps, mais surtout «Retour à Véga», un tube de Pierre-Alain et Félix antérieur à Chinatown, popularisé par la défunte formation indie-pop The Stills et que le groupe a finalement choisi de se réapproprier.
Issues pour la plupart d’un blitz d’écriture survenu au terme des tournées pour « Cité d’or », qui ont notamment mené le groupe en France et en Suisse, les chansons ont été couchées sur ruban en mai et juin 2011 au studio Breakglass. Bien qu’adroitement épaulé par l’ingénieur de son Jace Lasek, leader de la formation The Besnard Lakes connu pour son tra- vail de réalisation avec Wolf Parade, Suuns, The Stars et Land of Talk, le groupe s’est chargé lui-même de la réalisation de l’album, pour ensuite en confier le mix à John Goodmanson, un Américain ayant prêté sa touche à des albums classiques de Death Cab for Cutie, Blonde Redhead, Girls, Nada Surf et The Posies. À chaque étape, l’équipe a cherché à insuffler au matériel un sens notable de l’espace et de la texture, n’hésitant pas à se laisser aller à ses pulsions expérimentales lorsque nécessaire.
« Comment j’ai explosé » comprend aussi les dernières contributions du batteur Gabriel Rousseau, qui a quitté les rangs du groupe au terme de l’enregistrement pour se consacrer à ses projets solo. Toutes ces collaborations ont permis à Chinatown de signer le travail dont il est le plus fier à ce jour, un album de substance et de plaisir qui témoigne d’une sensibilité pop aguerrie, d’un rare souci d’éloquence rock comme d’un grand appétit créatif.