Titre: Un jour sur deux
Artiste: Stefie Shock
Album: La mécanique l'amour
Année: 2011

Francis d'Octobre

IL ÉTAIT UNE FOIS LA BATTERIE

Avant d’être Francis d’Octobre, Francis Roberge pris un long chemin. Un chemin riche en aventures et rencontres artistiques…

Francis grandit à Drummonville dans une famille de scientifiques, loin de toute influence musicale. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours écouté la radio. Il développe ainsi un goût plus que certain pour les refrains pop, les vers d’oreilles. A 15 ans, il découvre Nirvana et Pearl Jam et d’un coup se sent interpellé par cette musique. Pour la première fois une musique lui parle à l’âme.

Fort d’un besoin de jouer cette musique, c’est alors qu’il décide de louer une batterie avec des amis, location qui s’avère être beaucoup plus fructueuse pour lui que pour les autres. Francis tombe amoureux, se découvre une coordination insoupçonnée, il devient batteur.
Pour mieux exprimer son âme de poète la batterie ne suffit pas – il a déjà plusieurs dizaines de poèmes à son actif à cette période – il fait ses premières gammes à la guitare.

Francis et la chanson francophone au Québec se retrouvent chamboulés quand débarque sur les ondes les 4 saisons dans le désordre de Daniel Bélanger. Francis chantera cet album des années durant, apprenant ainsi la maitrise de sa voix. Il réalise qu’on peut aussi chanter en français, chanter ses poèmes, sa propre mélodie et que ça marche!

Après avoir hésité avec la littérature, il s’inscrit en musique au Cégep de Drummonville. Il participe à mille et un projets dont celui qui le mènera en finale nationale de Cégep en spectacle. Un projet multidisciplinaire avec Jean Bournival, Jean-Phi Goncalves et Jacques Poulin Denis.

Après le Cégep, Francis décide de venir vivre à Montréal, histoire de voir un peu plus loin que la vie dans la ville de son enfance, même s’il appréhende l’individualisme et la froideur de la métropole. Plutôt que de trouver-une-jobine-et-de-bosser-sa-musique, Francis s’inscrit à l’université… en percussion latine!
Selon lui, les percussions latines offrent –contrairement à la batterie– une palette plus large de rythmes et de sonorités, en plus d’ouvrir sur une culture fascinante. C’est là que Francis développe son sens de l’arrangement qui ne tardera pas à être mis à profit.

PREMIÈRES COLLABORATIONS

L’université est une porte d’entrée majeure sur la scène musicale québécoise. Là Francis y rencontre entre autres, Catherine Major et David Bussières (Alfa Rococo). Il rejoint le groupe manouche-fusion Ipso Facto qui sortira plus tard La spirale de l’Escargot. Il se tisse aussi une intense collaboration artistique entre Catherine Major et lui où découleront quatre années de spectacles et la sortie du premier album de Catherine « Par-dessus bord ».

Au même moment, Jean Bournival propose à Francis d’intégrer le groupe de musique traditionnelle Les Tireux d’Roches. La musique traditionnelle étant pour lui un terrain encore inconnu, il embarque sans hésiter avec cette gang de bons vivants que sont Les Tireux d’Roches. Avec l’album Roche, Papier, Ciseaux le groupe fera plus de 200 spectacles au Québec et ailleurs dans le monde. C’est à travers Les Tireux d’Roches que Francis rencontre Jean-Francois Guindon qui deviendra son gérant au sein de la Coop Les Faux-Monnayeurs.

Les premières années à l’université seront des années de collaboration et d’évolution au sein de la communauté artistique de la métropole. Entre autres, Francis roulera sa bosse comme batteur/percussionniste pour Louise Forestier, Ève Cournoyer et David Marin.

Pendant ce temps là, notre hyperactif aux multiples projets compose de la musique de théâtre avec son fidèle acolyte et frère de cœur Dom Hamel (Gatineau, Orange Orange). Ils jouent plus de 300 représentations, en direct sur scène, pour la pièce T’as aucune chance, mise en scène par Ariel Ifergan. Véritable laboratoire expérimental pour les deux musiciens, la pièce recevra le Masque des enfants terribles en 2005.

C’est le retour des amitiés de Cégep puisque Francis enregistre le EP Égale 2 en compagnie de Jacques Poulin Denis. Un EP guitare/voix enregistré grâce au programme Jeunes Volontaires, sur lequel on trouve déjà les pièces Un homme à la mer et Notre Légèreté. Il sent qu’il n’est pas vraiment pris au sérieux par la critique qui trouve étrange qu’un batteur se mette subitement à chanter, lui qui a pourtant toujours écrit et composé.
Avec ce mini album, Francis fait la tournée classique des petits bars de Montréal, solo, en formule homme-orchestre pour explorer et se tester. Il veut savoir s’il aime être le chanteur qu’on écoute et qu’on vient voir, il veut tester ses beats, ses pièces, sa voix.
Satisfait des réactions, il décide de s’inscrire au Festival International de la chanson de Granby où il arrive en finale.

Au lancement de Égale 2, Francis retrouve son ami David Bussières qui vient de démarrer Alfa Rococo. À l’occasion d’un remplacement à la batterie un soir de concert, Francis et l’équipe d’Alfa Rococo clique. L’équipe embauche Francis pour tourner avec eux, il assurera même quelques premières parties!

Francis ne perd pas de vue son objectif de réaliser enfin son album. Se profile alors à l’horizon l’inscription aux Francouvertes, son gérant l’incite à s’inscrire.
Il a une semaine pour enregistrer les pièces, monter un groupe et se trouver un nom : Francis d’Octobre. Il sort de son cocon et présente sur un MySpace fraîchement créé, trois pièces : Bouquet Lilas, Le présent et Âme sœur.
Accompagné de Julien Harbec (Misteur Valaire, La Patère Rose) et Pierre Chamberland, Francis d’Octobre arrive en finale du concours.

Touchée par les pièces découvertes sur le MySpace de Francis, Brigitte St-Aubin lui demande de réaliser Les rêves à l’envers. Francis signe, avec cet album fort bien reçu par la critique, sa première réalisation.

MA BÊTE FRAGILE

À l’issue des Francouvertes, la maison de disques Tacca Musique qui avait déjà penché une oreille sur Francis en première partie d’Alfa Rococo, décide de le signer et de lui permettre de sortir enfin son premier album!

Francis se consacre donc à Ma bête fragile qu’il co-réalise avec Dom Hamel.

Inspiré, sensible et capteur d’émotion, Francis d’Octobre compose des chansons sur des sujets inépuisables en les rendant touchantes et accessibles.

Ma bête fragile reflète l’intérêt de Francis pour les gens, son envie de les comprendre plus que de les mettre au défi, son amour d’aimer, de vivre la romance.

Un album qui sera être compris par le public, parce que tout le monde a déjà vécu au moins une fois ce qui est dit dans ses chansons.


Un album pop-rock rempli de chansons dont on va tomber amoureux et que l’on va chanter encore et encore.

Un album riche de toutes les expériences de son auteur-compositeur-interprète.

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